Prêtre diocésain à Meaux

Meaux

Les responsables du Service des Vocations jeunes hommes de Meaux


Père Guillaume de LISLE

Père Guillaume de LISLE
Lui écrire


Père Charles Cornudet

Père Charles Cornudet
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séminaristes devant St Pierre de Rome
Mgr Jean-Yves Nahmias

Mgr Jean-Yves Nahmias
Évêque de Meaux

Affirmer cela dans le contexte que nous vivons depuis de nombreux mois – révélations d’actes pédophiles, d’abus sexuels ou d’abus de pouvoir par des membres du clergé ou des religieux – peut apparaître comme une provocation ou comme un déni. Ce n’est ni l’un ni l’autre. L’Église est belle et c’est l’Esprit Saint qui nous en révèle la beauté.

L’Église ne peut être réduite au comportement scandaleux et criminel de quelques-uns de ses membres. Dire cela, ce n’est absolument pas relativiser ce qui est vécu par les victimes. Au contraire, nous devons, avec une détermination absolue, nous engager pour que ces abus n’aient plus jamais lieu dans l’Église. Nos pensées doivent d’abord aller aux victimes. Portons-les, ainsi que leur famille, dans notre prière et mobilisons-nous pour que la pastorale de la jeunesse soit un vrai lieu de confiance et de croissance pour les jeunes.

L’Église est belle. Elle reflète à travers ses membres la présence du Christ ressuscité !

Nous voyons cette présence dans l’amour que les parents portent à leurs enfants, dans l’engagement paisible des jeunes catholiques pour témoigner de leur foi et vivre une charité inventive. Nous la voyons dans la vie chrétienne des adultes lorsqu’ils prennent soin de leurs proches, de leurs voisins, en particulier des petits et de ceux qui souffrent. Elle se voit de manière exemplaire dans la charité active des religieux, religieuses et membres de la vie consacrée, tout comme dans la fidélité à la prière des moines et des moniales. Elle est visible aussi dans le service humble et constant des prêtres envers les chrétiens : ils ne ménagent pas leur peine pour leur exprimer la charité du Bon Pasteur. Elle se découvre aussi dans le « oui » généreux des jeunes hommes et des jeunes femmes à l’appel du Christ à tout donner pour l’annonce de l’Evangile. Nous sommes ce peuple de pécheurs pardonnés qui a dit « oui » au Christ !

« Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20) : voilà la source de notre espérance. Que la crise que traverse l’Église nous appelle chacun à la conversion du cœur et, à travers nos actes et nos paroles, à être signes de la miséricorde de Dieu.

D’Assise à Rome avec le séminaire de Paris

Assise

Le but de ce voyage vers un lieu consacré est de partager un moment fraternel autour du Pape. Ce pèlerinage est toujours précédé d’une semaine de retraite en silence à Assise. Cette année, celle-ci fut prêchée par le père carme François-Marie Lethel, connu pour avoir prêché une retraite de carême à la curie romaine en 2011 à la demande de Benoît XVI.

À Assise, nos compagnons de route s’appelaient saint François, sainte Claire mais aussi sainte Thérèse de Lisieux et saint Louis-Marie Grignon de Montfort. Nous nous sommes plongés dans Histoire d’une âme et dans le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge Marie. En prenant l’exemple de la communion des saints, il était question pour le prédicateur de mettre la sainteté au cœur de la retraite. Du fait de ma formation, je pense que les saints sont de véritables modèles de vie, sur lesquels nous pouvons prendre appui dans notre cheminement personnel. Pour ma part, j’ai tout particulièrement été marqué par une phrase de saint Louis-Marie Grignon de Monfort : « Elle nous prend par la main pour nous emmener à son fils Jésus-Christ ». Ces quelques mots cités par le père Lethel ont suscité en moi un intérêt particulier pour la spiritualité mariale. À travers la Vierge Marie j’ai vu, et ressenti, l’amour de notre Eglise et le témoignage d’une femme qui a donné son « oui » humble et confiant à Dieu, pour accomplir quelque chose dont elle ignorait le dessein.

À Rome, ce fut l’occasion de partager un moment privilégié au cœur de la catholicité et de rencontrer des prêtres travaillant pour le Saint Siège. Nous avons assisté à l’audience du Pape et eu un échange avec Mgr Patrón Wong, secrétaire pour les Séminaires. Avec mes frères séminaristes de la Maison Saint-Denys, nous avons vu la galerie Borghèse et les sculptures du Bernin, les tableaux du Caravage…

En la basilique Sainte-Marie Majeure, nous avons fait un acte de consécration à la Vierge Marie à la fin de la messe présidée par Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris. Ce fut un moment d’action de grâce, qui m’a permis de donner encore plus de profondeur à ce que j’ai pu vivre pendant la retraite. Cet acte qui fut la réponse à une démarche spirituelle détient un caractère concret, car il témoigne d’un désir de suivre le Christ par l’école des saints.

Avant de rentrer en France, nous avons déjeuné au Séminaire français de Rome, puis eu la messe du dimanche en l’église Saint-Louis-des-Français. Nous avons rencontré les séminaristes étudiant à Rome et des expatriés français qui vivent leur foi à l’étranger. Je rends grâce au Seigneur pour la lumière et la richesse reçues pendant ce pèlerinage et ne cesse de rendre gloire à Dieu.

Jason Nioka,
séminariste du diocèse de Meaux, 1ère année


Devenir « ami de l’Époux » (Jn 3, 29) ?

bas relief

Dans l’évangile selon saint Marc, c’est Jésus qui appelle à lui les Douze : « Il les appela pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle » (Mc 3,14). Nous sommes au séminaire car il nous semble avoir entendu l’appel du Seigneur Jésus-Christ.

a vie y est avant tout communautaire, à l’image de cette institution des Apôtres. Oui, Jésus les institua c’est-à-dire qu’il les « fit », qu’il les « créa » pour être ses compagnons. La communauté à Ars est constituée d’un père supérieur entouré d’un conseil de prêtres, de professeurs, de religieux, de laïcs ou consacrés, de propédeutes et de séminaristes de diverses origines.

De nombreux aspects de la vie humaine sont mis en exergue, favorisant ainsi nos dispositions relationnelles avec Jésus « l’époux ». Nous vivons en fraternité d’environ sept personnes avec un prêtre référent, développant ainsi le caractère familial dans une cellule fraternelle. Cela semble indispensable vis-à-vis des situations à affronter plus tard en communauté de prêtres. Nous pouvons ainsi laisser grandir en nous la charité fraternelle. La vie commune est à mon sens vraiment la glaise formatrice du futur cœur de prêtre. A travers elle, nous faisons face à nos faiblesses, à nos qualités, nos limites, nos certitudes, nos incertitudes. Cette vie commune enseigne l’entraide par la présence. Par exemple, être à la chapelle à partir de 6h30 pour l’oraison et voir ses frères déjà en prière nous porte et nous soutient.

Jésus institua les Douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher.

La partie intellectuelle de l’enseignement est formatrice de notre intelligence de la foi, afin de connaître justement le Christ en écoutant ses enseignements, comme les Apôtres lors du discours sur la montagne.

C’est en tant que compagnons du Christ que nous sommes envoyés proclamer la Bonne Nouvelle. Lors de nos insertions paroissiales le week-end, nous participons à la catéchèse, l’animation du chapelet, l’aumônerie, la liturgie des heures, la visite des personnes âgées, la communion aux malades... Dans ces missions, nous sommes à la suite du Christ qui nous envoie. Elles sont une mise en application concrète de l’amitié qui se fortifie avec l’Époux. À chaque envoi en mission, nous nous ressourçons dans l’adoration eucharistique.

Le séminaire est aussi un lieu de combat spirituel et humain nous préparant, comme dans toute relation d’amour, à passer par des phases de sécheresse. Ces combats s’accompagnent naturellement de grandes grâces de purification où nous sommes comblés par l’amour miséricordieux, incommensurable et gratuit que le Christ nous offre.

C’est par ces chemins escarpés que nous ouvrons la porte à l’Epoux pour être avec Lui et Lui avec nous. L’amitié grandissante avec notre Seigneur fait grandir aussi l’amitié fraternelle dans la communauté. Des joies, des rires, des discussions en tous genres parsèment nos journées où l’Esprit Saint pointe toujours le bout de son nez par des « clins Dieu », comme des brises légères ou un arc-en-ciel lors de l’élévation de Jésus Eucharistie au sacrement de l’autel.

Nous essayons chaque jour de répondre au Christ : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jn 21, 15). Nous espérons un jour pouvoir être un ami véritable de l’Époux et lui donner librement notre vie.

Alexandre Sadon,
séminariste du diocèse de Meaux en 1ère année au séminaire d’Ars


Le service des vocations propose

Samedi 22 juin 2019
Diner-rencontre à 19h avec Mgr Nahmias et veillée de prière pour les ordinands à la cathédrale à Meaux

Dimanche 23 juin 2019
Ordinations à la cathédrale Saint Etienne à Meaux à 15h00

Du 25 juin au 1er juillet 2019
Pèlerinage à Lourdes avec les nouveaux ordonnés.

Du 28 août au 7 septembre 2019
Mgr Nahmias emmènera les séminaristes et les jeunes du Service des Vocations en pèlerinage à Jérusalem

Et toujours des rencontres individuelles pour faire le point sur sa vocation…

Voir les propositions du Service des Vocations de Meaux



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