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Le Monastère Invisible à Chartres

affiche du monastère invisible

Comme chaque année, les priants du Monastère Invisible des Hauts de Seine ont pris une journée pour se retrouver et prier ensemble, cette fois-ci, en 2018, autour de la figure de Franz Stock.

En savoir plus sur le Monastère invisible des Hauts de Seine

 

Pèlerins d’un jour,  nous sommes une cinquantaine en partance de la Porte de Saint-Cloud pour Chartres, roulant en bus dans le brouillard matinal qui traine sur le plat pays que nous traversons.

Notre première halte est dans la banlieue de Chartres. Tout contre un territoire pavillonnaire, les hangars d’un terrain militaire. Haut-lieu de la défense anti-aérienne jusqu’en 1938, le camp du Coudray fut frontstalag pendant l’occupation puis dépôt de prisonniers allemands de guerre de 1944 à 1948.

Le bus s’arrête prêt d’un hangar au double toit arrondi. Nous sommes accueillis par un conférencier de l’association des amis de Frantz Stock. Chaudement vêtus, selon le conseil des organisateurs, nous pénétrons dans le hangar vaste et froid où différents panneaux retracent l’historique du camp. Au fond à gauche l’espace chapelle où nous nous asseyons. L’orateur captivant et fidèle, un ancien militaire, nous fait voyager dans l’histoire du camp et de la seconde guerre mondiale puis dans celle de l’abbé Frantz Stock (1904-1948) et du « séminaire des barbelés » dont il fut le supérieur. Ici même, il y eut plus de 900 prisonniers allemands prêtres, séminaristes et professeurs rassemblés de 1946 à 1948. Le projet lancé par quelques officiers français originaux était de former un noyau de clergé catholique allemand qui, partageant des idéaux de réconciliation franco-allemande, allait contribuer à la dénazification de leur nation.

La personne de Frantz Stock apparait particulièrement attachante et exemplaire. Ordonné à Paderborn en 1932, après trois semestres d’études à la Catho de Paris,  il est nommé en 1934 recteur de la paroisse allemande de Paris. Pendant l’occupation,  il est aussi aumônier adjoint des prisons de Fresnes, de la Santé et du Cherche Midi. A ce titre, il visite plus de 1500 prisonniers et leurs familles, accompagnant les condamnés à mort jusque sur leur lieu d’exécution au Mont Valérien, à Suresnes. Il est aussi un artiste peintre accompli. Il meurt prématurément d’épuisement à 43 ans, à l’hôpital Cochin de Paris. Après avoir été enterrée à Thiais, sa dépouille repose désormais dans l’église saint Jean-Baptiste de Rechèvres, non loin du Coudray, où nous n’avons pas le temps de nous rendre.  Faut-il s’étonner  qu’en novembre 2009, Mgr Hans-Josef Becker, évêque de Paderborn, ait ouvert son procès en béatification ?

Après nous être réchauffés et restaurés à la maison diocésaine de Chartres, le père Richard Greenslade, nous donne des nouvelles des jeunes en discernement de vocation sacerdotale à la Maison Madeleine Delbrel.

Marche jusqu’à la Cathédrale. Celle-ci est dédiée à Notre Dame de l’Assomption. Elle est particulièrement lumineuse depuis que sa nef centrale et ses piliers récemment nettoyés ont recouvré leur couleur claire originelle. Notre guide, Solange, nous initie à une lecture de foi des vitraux dont la plupart datent du 12-13ème siècle : Lecture de bas en haut, du bleu vers le jaune, des carrés, ronds et mandorles de ces somptueuses BD de l’époque… Elle nous invite à revenir déchiffrer plus en détail les bas-reliefs qui sont tout autour du chœur.

Avant de retourner en bus à Boulogne, Pont de Saint-Cloud, nous achevons notre pèlerinage chartrin dans la crypte de la cathédrale. Avec foi et amour, autour du père Richard Greenslade, assisté par le père ?, nous nous unissons dans la prière et l’action de grâce, sans oublier toutes les intentions que portent tous les membres du Monastère Invisible.

 

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