Prêtre diocésain à Paris

Paris

Les responsables du Service des Vocations jeunes hommes de Paris


Père Vincent Thiallier
Père Vincent Thiallier
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Père Emmanuel Vegnant

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Père Etienne Givelet

Père Etienne Givelet
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L’épreuve du feu au séminaire

Père Stéphane Duteurtre

Père Stéphane Duteurtre,
Supérieur du Séminaire de Paris

Le chemin du sacerdoce est un chemin noble, exigeant. Et les six ou sept années passées en formation au séminaire sont des années de grands progrès parce que ce sont des années d’engagement généreux, mais aussi audacieux et parfois coûteux. Le Seigneur Jésus lui-même le fait bien comprendre à ceux qui veulent le suivre vers Jérusalem (Lc 9, 57-62) :
« Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête » (Lc 9, 58) : s’attacher au Christ, c’est accepter d’être bien partout en n’étant chez soi nulle part. Un prêtre diocésain n’a pas, comme les autres hommes, sa famille, son lieu, son œuvre. Le prêtre a bien une base arrière affective – ses proches, ses amis –, et c’est important. Mais cette base arrière n’est pas une planque. Elle est une assurance pour partir au loin. Le peuple de Dieu ne s’y trompe pas : un prêtre libre de ses attaches est vraiment aimé ! Un prêtre qui ne roule pas pour se recréer un petit chez soi emmène vraiment au Christ.
« Laisse les morts enterrer leurs morts » (Lc 9, 60) : se préparer à entrer dans la mission de l’Église, c’est accepter d’être déplacé et contrarié par rapport à ce qui semblait bon ou légitime. Le séminaire est l’occasion de faire quelques expériences inattendues ou même non désirées pour apprendre l’ambition du Christ prêtre et Bon Pasteur, qui ne veut pas que ceux qui le suivent se cantonnent à ce qu’ils savent faire ou pensent avoir compris.

« Celui qui met les mains à la charrue et regarde en arrière n’est pas digne du Royaume des cieux » (Lc 9,62) : comme elles sont nombreuses les incertitudes sur l’avenir de l’Église et de ses prêtres ! Et comme le monde aime à les agiter : pour vous qui réfléchissez à devenir prêtre, on dit : « Danger à gauche, et à droite, et au milieu. » Sous prétexte de vous protéger, cherche-t-on à vous décourager ? N’attendons pas pour avancer d’être assurés que les fragilités des communautés chrétiennes et des prêtres disparaîtront, ou que les difficultés que toute génération doit affronter seront écartées. Ne désertons pas ! Nous avons l’assurance qu’à travers tout ce qui est fragile et imparfait, la vie d’un prêtre diocésain sera toujours puissamment et imprévisiblement féconde !

Séminaire de Paris

L’EUCHARISTIE DANS MA VIE

Comment le rapport à l’Eucharistie évolue-t-il au cours du séminaire ? La réponse de Jean-Basile Gras, diacre en vue du sacerdoce. Avant d’entrer au séminaire, mon lien à l’Eucharistie était surtout nourri par ma participation hebdomadaire à la messe dominicale. Certes, il m’arrivait volontiers comme étudiant d’aller à la messe en semaine et de vivre des temps d’adoration, mais c’était lorsque l’emploi du temps le permettait. Avec l’entrée au séminaire, la donne a changé : la messe est devenue quotidienne ! Mon rapport à l’Eucharistie a donc lui aussi évolué. En l’occurrence, je dirai que mes années de formation m’ont permis d’intérioriser trois dimensions du mystère eucharistique :
1ère dimension : l’Eucharistie comme école de l’amour. En étant fidèle à la messe jour après jour, j’ai pris peu à peu la mesure de ce que voulait dire concrètement aimer. L’amour suppose des défis pour qu’il s’inscrive dans le temps, et la fidélité est parfois coûteuse. Il s’agit, en particulier, d’éviter le piège de la routine, afin de vivre chacun de ces rendez-vous quotidiens comme une nouvelle rencontre avec l’Époux bien-aimé.

2e dimension : l’Eucharistie comme nourriture. Le séminaire m’a permis d’éprouver combien la vie spirituelle a besoin d’être soutenue sous peine de défaillir. Or, c’est vraiment la communion quotidienne au corps du Christ qui devient l’aliment spirituel, donnant la force de demeurer fidèle à Dieu et d’accomplir sa volonté jour après jour. J’ai ainsi mesuré combien l’Eucharistie est à la vie de l’âme ce que notre nourriture terrestre est à la vie du corps.

3e dimension : l’Eucharistie comme source et sommet de la vie chrétienne. Au séminaire, la célébration de la messe est au cœur de la formation, chaque journée s’articule et s’unifie autour de l’Eucharistie. Toutes nos activités, aussi bien le travail intellectuel que la pastorale, se trouvent ainsi recentrées sur le mystère de la messe. L’Eucharistie est la source qui féconde et mène à son achèvement mon travail quotidien. Réciproquement, j’ai compris comment mon travail quotidien, s’il est vécu comme un acte d’offrande, me conduit jusqu’à l’offrande suprême, c’est-à-dire jusqu’au sommet qu’est l’Eucharistie.

Jean-Basile GRAS,
diacre en vue du sacerdoce

Le Séminaire vu de l’intérieur

LE SÉMINAIRE VU DE L’INTÉRIEUR

Tous les mercredis soirs, ils sont une dizaine de séminaristes à défier la pesanteur. Dans une salle d’escalade, à Pantin, et sous le patronage du Bienheureux Pier Giorgio Frassati, ils expérimentent la confiance en leur binôme, assuré par une corde dans leur progression. À 18 m du sol, il faut faire abstraction du vertige et se concentrer uniquement sur la prise suivante. Toujours, tendre vers les réalités d’en haut !

Le Séminaire vu de l’intérieur

VIVRE ENTRE FRÈRES

Au cœur de la vie du séminariste, la vie fraternelle est partout : Louis de Frémont, séminariste de 2e année, détaille son importance.
Dans les maisons où nous vivons, pendant les cours au Collège des Bernardins, dans nos apostolats…, la fraternité est pour chacun de nous le principal lieu de notre formation humaine : vivre au quotidien avec des frères que nous ne choisissons pas, avec lesquels nous partageons une même foi et un même désir de servir Dieu par le don de notre vie, mais si différents par leur histoire, leurs habitudes, leurs goûts, fait découvrir – souvent dans la joie, mais aussi parfois dans la douleur – ses propres faiblesses. Cela nous pousse à chercher toujours en l’autre ses richesses spécifiques, pour lui permettre de les déployer. Ainsi, cette vie de tous les jours, partagée, permet à la fois un enrichissement personnel et un accompagnement de la croissance de l’autre : dans cette fraternité active, nous tentons de répondre à la parole donnée par Dieu à Noé : « À chacun je demanderai compte de la vie de son frère » (Gn 9, 5). Préparer un repas à deux ou assister tous ensemble à une messe à Notre- Dame, accompagner à cinq ou six un camp de jeunes durant trois semaines ou jouer au foot à vingt chaque mercredi : en toute chose, Dieu nous appelle à construire ensemble notre sainteté. Et par elle, son Royaume.

ACTUALITÉS DU SÉMINAIRE

Retraite Juste avant Noël, pour la retraite au foyer de Charité de Tressaint prêchée par le P. Jean-Marie Glorieux, sj, les séminaristes parisiens étaient rassemblés avec ceux de Versailles et du diocèse aux Armées.

Mission Le séminaire a vécu deux jours de mission à la cathédrale Notre-Dame pour l’Épiphanie : annoncer la joie de Noël à tous les peuples de la terre que la Vierge Marie rassemble sous son manteau.

Mercredi Saint Pour leur réunion annuelle autour de l’archevêque, les séminaristes entendront une conférence de Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’OEuvre d’Orient.

Le séminaire de Paris

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