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Prêtre diocésain à Paris

Paris

Les responsables du Service des Vocations jeunes hommes de Paris


Père Cyril Gordien

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Père Vincent Thiallier
Père Vincent Thiallier
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Père Emmanuel Vegnant

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prêtres priant face à la mer

« Est-ce librement et sans contrainte ? »

Père Olivier de Cagny

Père Olivier de Cagny,
Recteur du Séminaire de Paris

Telle est la question posée à ceux qui vont se marier.

Mais c’est aussi aux séminaristes que cette demande est faite, tout au long de la formation : est-ce en étant vraiment libre que chacun s’avance devant Dieu et devant l’Église ?

Libre de toute contrainte extérieure, bien sûr, mais surtout libre de toute idolâtrie, délivré de ces formes d’attachement à ce qui n’est pas Dieu, à ce qui ne vient pas de lui, à ce qui n’est pas tourné vers lui ?

Libre, c’est-à-dire capable de dire « Je... » en ayant une vive conscience de ce qui suit ce sujet ! Libre, c’est-à-dire capable de grandes choses, dans la mesure où l’on choisit de laisser Dieu agir en nous comme lui le voudra, par toutes les médiations qu’il met et mettra sur nos chemins et avec les pauvres pécheurs que nous sommes.

Libre comme le vent, comme l’air, comme le feu qui crépite et la source qui jaillit, comme le souffle de l’Esprit. Libre parce que c’est Dieu qui étend sa main contre tous les obstacles et tous les ennemis qui voudraient barrer la route de sa miséricorde.

Libre parce que prêt à tout ce que Dieu lui demandera par et dans son Église, sans peur, sans rétrécissement de la volonté, sans opposer des résistances pécheresses à l’obéissance.

Libre enfin, parce que dans la prière Dieu lui aura fait connaître sa volonté et que l’Église l’aura confirmée par son discernement, par l’écoute et la consultation du peuple de Dieu. Oui, ce sont des hommes vraiment, authentiquement libres, que Dieu veut appeler à devenir prêtres

Librement, vers le sacerdoce

sortie de messe

À plusieurs reprises au cours de sa formation, le candidat à la prêtrise est invité à rédiger une lettre d’intentions, prouvant la liberté de sa démarche. Paul-Marie de La Tour, actuellement en 5e année au séminaire, en souligne l’objectif.

Il m’arrive parfois de rencontrer des personnes qui m’interrogent sur la liberté avec laquelle je chemine vers le sacerdoce. N’ai-je pas voulu faire plaisir à ma mère en entrant au séminaire ? N’ai-je pas imaginé satisfaire le Seigneur en voulant répondre à la baisse des vocations dans l’Église ?

N’ai-je pas subi la pression d’un père spirituel pour renoncer à la vie maritale ? Ces questions sont légitimes et pourtant je dois reconnaître que ma liberté n’a jamais été contrainte dans mon cheminement au séminaire.

Au contraire, elle a pu grandir à travers les étapes importantes qui jalonnent les années de formation et préparent à l’ordination : celles de l’admission, des institutions à l’acolytat et au lectorat, et bien sûr les ordinations diaconales et sacerdotales. Pour chacune d’elles, le candidat écrit une lettre à son évêque, précisant qu’il fait sa demande « librement ». Pour ma part, cette demande signifie que je remets à l’Église et à mon évêque le soin de discerner mon cheminement et les aptitudes requises pour le sacerdoce.

Cette démarche permet de se laisser conduire et de s’abandonner, comme Jésus l’a dit à Pierre : « Quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture, et tu allais où tu voulais ; quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas » (Jn 21, 18). Ainsi, je ne suis pas déresponsabilisé de mon engagement dans la formation sacerdotale, mais je laisse à l’Église le soin de vérifier, purifier et élever mon désir vocationnel.

Actuellement en sixième année de formation, je reconnais que ma liberté est plus grande aujourd’hui qu’elle ne l’était en frappant à la porte du séminaire, plein d’enthousiasme et aussi d’illusions. Dans ce temps d’épreuves traversé par l’Église, je rends grâce au Seigneur pour les pasteurs dévoués qui accompagnent notre formation au sacerdoce et qui nous aident à nous donner plus librement et saintement.

séminariste étudiant la Bible

Ora et labora

Louis de Frémont, séminariste en 5e année, revient sur les étapes marquantes de ce début d’année 2020.

C’est par dix jours d’examens, qui nous donnent l’occasion de cueillir les fruits de quelques mois d’étude, que s’est ouverte cette année 2020 à la Faculté Notre-Dame. À l’écrit ou à l’oral, de l’Écriture Sainte au droit canonique en passant par la théologie dogmatique et les langues anciennes, ces quelques jours permettent aux professeurs de s’assurer qu’ils n’ont pas œuvré en vain durant le premier semestre, et aux étudiants de voir s’unifier progressivement l’ensemble des enseignements reçus. J’ai pour ma part été particulièrement marqué ce semestre par l’étude de l’Évangile de saint Jean et de Lumen Gentium, où il est question de l’unité de l’Église et de son enjeu missionnaire.

Puis, avant d’entamer le nouveau semestre, les étudiants ont organisé au Collège des Bernardins leur session annuelle, autour du thème, cette année : « du vin au divin ». Au-delà du jeu de mots facile, nous avons abordé la question de la vigne sous diverses facettes : viticole, anthropologique, puis biblique et sacramentaire. De nombreuses et riches rencontres ont rythmé cette session : Jean-Robert Pitte, géographe, ancien président de la Sorbonne et secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, l’écrivain Pierre Michon, le rabbin Marc-Alain Ouaknine, ou encore plusieurs vignerons de Bourgogne, de Provence et de Bordeaux.

Enfin, le temps des vacances et des apostolats est bien vite arrivé : pèlerinage en Terre sainte ou auprès de Notre-Dame-de-Guadalupe, service d’aumônerie en hôpital, camp de jeunes avec une paroisse ou un patronage (du ski au char à voile), et pour les plus studieux une semaine de travail théologique, souvent dans la solitude d’un monastère, à la fois reposante et propice au travail.

Le séminaire de Paris

  • Institutions de séminaristes comme lecteurs et acolytes – dernière étape avant la possible ordination diaconale – samedi 9 mai 2020 à 10h30 à Saint-Germain l’Auxerrois.

Découvrir le site du séminaire de Paris

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ACTUALITÉS DU SERVICE DES VOCATIONS

 


  • Jeunes hommes : Pèlerinage à Ars (01) du vendredi 1er au dimanche 3 mai 2020
    Informations et inscription : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 01 78 91 91 64

  • Ordinations sacerdotales samedi 27 juin 2020 à Saint-Sulpice à 9h30
    (arriver avant 9h si possible)
  • Chaque jeudi durant le temps scolaire, la messe de 12h15 à St Germain-l’Auxerrois est célébrée avec les séminaristes, pour les bienfaiteurs et leurs familles.

    Voir les propositions du Service des Vocations de Paris

Ordinations 2019

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