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Prêtre diocésain à Pontoise

pontoise


Le responsable du Service des Vocations jeunes hommes de PONTOISE


Père Martin de Hédouville

Père Martin de Hédouville
Lui écrire


presbyterium-pontoise

Le don précède la loi

Père Sébastien Thomas

Père Sébastien Thomas,
ancien délégué épiscopal
à la pastorale des jeunes
et aux vocations

Nous entrons dans le Carême. Il nous revient de mettre en pratique la parole du mercredi des Cendres : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile ». Mais avons-nous une juste compréhension de la conversion ? N’oublions jamais que l’amour de Dieu précède notre conversion, mais que celle-ci ne conditionne pas l’amour de Dieu. Autrement dit, Pâques précède le Carême. Je m’explique : le Christ est ressuscité pour nous sauver de la mort et du péché. Pâques est un fait historique, Jésus nous a sauvés une fois pour toutes. A quoi bon le Carême alors, me direz-vous ?

La conversion est notre réponse à l’amour de Dieu. La réponse est toujours a posteriori, par définition. C’est elle qui constitue notre acceptation du don de Dieu, notre ouverture à sa grâce. Car Dieu ne nous impose pas son amour : ce serait un non-sens d’aimer par obligation.

Il s’agit donc pendant le Carême – et en réalité pendant toute notre vie – d’ouvrir les mains et d’élargir notre cœur pour accueillir le plus pleinement possible ce que Dieu nous donne. Saint Augustin écrit ainsi : « N’aime pas le monde, débarrasse-toi de ce misérable attachement aux choses de la terre ; ainsi acquerras-tu l’amour de Dieu. Tu es un vase, mais un vase encore plein ; répands au dehors ce que tu contiens, et l’on te remplira de ce que tu ne contiens pas encore. » Voici la conversion du Carême : nous défaire de ce qui prend en nous de la place, pour nous laisser remplir par l’amour de Dieu. Nos efforts, nos mortifications, nos œuvres de charité et de miséricorde, tout cela n’a qu’un but : laisser de la place à Dieu en excluant de nous tout ce qui n’est pas de Lui.

 

Mission en Amazonie : évangélisation et liberté

mariage en Amazonie

Au cœur de mon année d’études au Brésil, j’ai participé à un mois d’évangélisation en Amazonie. Dès le premier jour, un évènement m’a fait prendre conscience des enjeux de notre mission, en particulier celui de la liberté.

En pleine navigation vers Novo Aripuanã, des policiers ont arrêté mon voisin de hamac, un jeune Amazonien avec qui j’étais en train de jouer aux cartes. Il avait dans son sac un paquet de drogue et une arme à feu. Le Synode n’a pas menti. La réalité est tragique. L’Amazonie est la preuve vivante que « tout est lié » : écosystème, famille, travail, religion et dignité de la personne. Pour le meilleur et pour le pire. Tout doit être sauvé. Or, si le Christ a envoyé les apôtres proclamer que Dieu sauve –ce que font très bien les pasteurs évangéliques –, il leur a surtout donné d’exercer cette œuvre de salut. Durant un mois, mon équipe a célébré l’Eucharistie dans chaque hameau, proposé à de nombreux couples le sacrement du mariage, baptisé les enfants, catéchisé les familles et soigné les malades. Un autre jeune Amazonien m’a marqué. En une seule célébration il a reçu la confirmation, l’Eucharistie, et s’est uni à son épouse dans le sacrement du mariage. A la fin, il est venu me serrer la main, le regard fier. Son hameau s’appelle Livramento (délivrance).

Florian Aubonnet,
séminariste en 4e année pour le diocèse de Pontoise

Ajuster nos relations personnelles pour répondre plus librement à l’appel de Dieu

l'arrestation du Christ par Caravage

Pour discerner la volonté de Dieu, il faut non seulement être libre vis-à-vis de soi-même, mais aussi des autres personnes avec lesquels nous sommes liés : famille, amis, conjoint…

Aussi bénéfiques que puissent être ces liens, il faut nous en libérer ; et bien qu’ils soient le signe de l’amour de Dieu dans nos vies, ils peuvent parfois nous en détourner. La Bible nous montre en effet certaines situations où les relations d’amitié sont détournées de leur juste finalité et dans lesquelles la complicité devient malveillante. Par exemple, au moment de la condamnation de Jésus, Luc rapporte : « Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux » (Lc 23, 12). Ou encore Job, que sa femme et ses amis cherchent à détourner de l’épreuve mystérieuse à laquelle Dieu le soumet : « Sa femme lui dit : “Tu persistes encore dans ton intégrité ! Maudis Dieu et meurs !” » (Jb 2, 9). Enfin, Jésus lui-même appelle Judas « ami » et Pierre « Satan ». Le premier, par sa trahison, précipitait le Christ dans sa Passion rédemptrice, le second voulait l’en préserver par amitié. Par amitié, on veut nous épargner une épreuve, un détachement qui peut parfois être nécessaire. Mais l’amitié libre et vraie est un véritable tremplin vers le don de soi. Je peux témoigner que ma famille et quelques amitiés fortes ont été pour moi un lieu de découverte et d’approfondissement de la relation avec le Seigneur. Si j’ai entamé ma formation au séminaire, c’est aussi parce que certains des proches sont de beaux exemples, parce qu’ils m’ont conseillé avec justesse et respect. Je rends grâce à Dieu de me faire croître au milieu d’eux.

Paul Lebaillif,
séminariste en 2e année au GFU

Conditions de la liberté dans le discernement vocationnel

la tentation du Christ par Ary_Scheffer

Le temps du Carême, marqué par un certain dépouillement, permet de nous recentrer sur l’essentiel et donc de nous libérer de ce qui, d’une part, nous encombre et de ce qui, d’autre part, nous détourne de Dieu et de notre véritable vocation.

J’ai été ordonné diacre en vue du sacerdoce en septembre dernier. Ce qui m’a encouragé à prendre résolument ce chemin, c’est précisément l’expérience progressive du décentrement de soi et d’une liberté grandissante tout au long du séminaire. Cette expérience est vécue plus fortement encore au moment de m’engager par les différentes promesses de l’ordination. Comment suis-je arrivé à prendre librement la décision de devenir diacre en vue du sacerdoce ? Premièrement par une plus grande fréquentation de la Parole de Dieu et de l’oraison silencieuse. Lorsque l’on discerne, de nombreuses voix s’élèvent pour nous dire ce qui est soi-disant bon de faire, mais toutes les voix ne sont pas celle de Dieu. En méditant la Parole de Dieu dans le silence, on éduque son esprit à discerner ce qui, dans les saintes Ecritures, provoque en nous une joie profonde, et cette joie ne nous trompe pas. Une deuxième condition de la liberté dans le discernement vocationnel est le dépouillement concret de certains biens ou de certaines habitudes. Il ne suffit pas de dire par les mots « Je donne ma vie au Seigneur pour le service de l’Eglise », encore faut-il chaque jour s’abandonner un peu plus par de petits sacrifices qui, après l’inconfort du détachement, replacent notre volonté dans celle du Père. Ces détachements demandent du temps et beaucoup de vigilance mais, encore une fois, la paix qui en résulte ne nous trompe pas. Enfin, une troisième condition est de vivre dès aujourd’hui de ce qui nous semble essentiel dans la future vie de prêtre. En effet, le temps du séminaire n’est pas un temps détaché du ministère sacerdotal, il en est le germe : ainsi, la formation théologique, l’obéissance à la hiérarchie, les services auprès des fidèles, l’annonce de l’évangile, la charité dans la communauté des frères du séminaire… sont autant de lieux dans lesquels on s’engage pour éprouver notre libre volonté à suivre le Seigneur comme prêtre !

Charles-Thierry Ndjandjo,
diacre au Séminaire français de Rome

Actualités du Service des vocations

  • Samedi 27 juin 2020 à 20h30 à la cathédrale de Pontoise : Veillée de prière pour les vocations

  • Dimanche 6 septembre en la Cathédrale St Maclou à 16h : Ordinations sacerdotales

Voir les propositions du Service des Vocations de Pontoise


Ordinations 2020

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