Prêtre diocésain à Pontoise

pontoise


Le responsable du Service des Vocations jeunes hommes de PONTOISE


Père Sébastien THOMAS

Père Sébastien THOMAS
Lui écrire


Une nouvelle formule, pour mieux connaître nos séminaristes

Père Sébastien THOMAS

Abbé Sébastien Thomas,
Délégué épiscopal à la pastorale
des jeunes et aux vocations

Nous inaugurons une nouvelle formule de notre page pontoisienne, pour que vous puissiez mieux connaître la vie et la formation de nos séminaristes. Cette formation, vous le savez sans doute, repose sur quatre piliers principaux : la formation spirituelle, la formation intellectuelle, la vie communautaire au séminaire et la vie pastorale en paroisse. Dans ces quatre dimensions, chaque séminariste se prépare à être configuré au Christ prêtre, en particulier en laissant grandir en lui la charité pastorale dont le saint pape Jean-Paul II disait un jour à des prêtres qu’elle est « la vertu par laquelle nous imitons le Christ dans son don de soi et dans son service. Ce n’est pas seulement ce que nous faisons, mais c’est le don de nous-mêmes qui manifeste l’amour du Christ pour son troupeau. La charité pastorale détermine notre façon de penser et d’agir, notre mode de relation avec les gens. Cela devient particulièrement exigeant pour nous. »(1). Dans chaque numéro des Nouvelles pontoisiennes, vous retrouverez donc désormais quatre rubriques : le récit d’un épisode de la vie du diocèse pendant le trimestre écoulé, un conseil de lecture, un témoignage personnel et une anecdote pastorale. Vous pourrez ainsi voyager de Rome à Issy-les- Moulineaux, de Sarcelles à Cergy, au gré des expériences et des idées de nos séminaristes.

Mégalouanges

Mégalouanges

Une certaine rengaine chantée en boucle par nos medias et certains catholiques désabusés voudrait que nos églises soient vides ou seulement peuplées de vieilles bigotes. Ce n’est en tout cas pas la situation de nos paroisses du Val d’Oise. Preuve en est cette dernière initiative portée par des jeunes de notre diocèse issus de trois paroisses différentes : les Mégalouanges ! Derrière ce pompeux néologisme se cache en réalité une magnifique intuition : témoigner et évangéliser par la louange.
Ces jeunes sont engagés dans les paroisses de Cergy avec le groupe Foi Vivante, de Sarcelles avec le groupe Christy City, et Goussainville avec le groupe Angelus. L’idée de Mégalouanges est née de l’amitié de quelques jeunes de ces trois paroisses. Désireux de ne pas garder leur foi pour eux-mêmes mais de la faire resplendir, ils ont décidé de mutualiser leurs forces et leurs talents pour faire oeuvre d’évangélisation, particulièrement auprès des jeunes et de ceux qui n’ont pas la foi : « Dans cette période de la vie souvent synonyme de doute, de tentation et d’isolement, nous voulons leur annoncer que Dieu est le meilleur des alliés. »
La première Mégalouange s’est tenue à l’église Saint- Jean XXIII de Sarcelles samedi 2 décembre à l’occasion du premier dimanche de l’Avent. De 14h à 20h, le programme était ambitieux ! Tout au long de l’après-midi et de la soirée se sont succédés des temps de louange, un témoignage d’une jeune professionnelle de la paroisse de Cergy qui a raconté sa conversion et sa joie de servir l’Église, un temps de carrefour, un temps d’adoration, un enseignement d’une étudiante de Vauréal sur l’importance de veiller et de prier pour que notre foi ne s’assèche pas, et enfin la messe pour déposer au Seigneur toutes les grâces reçues et l’accueillir dans la sainte Eucharistie. Une joie paisible et contagieuse rassemblait ces jeunes et tous ceux, de toutes générations, qui sont venus de nombreuses paroisses de notre diocèse.
Deux autres Mégalouanges auront lieu cette année : le 3 février 2018 à l’église Ozanam de Cergy et le 14 avril 2018 à l’église Saint-Michel de Goussainville, avant, espérons le, de voir cette louange essaimer l’année prochaine dans d’autres paroisses de notre diocèse.

Étienne Matrot,
Séminariste

ordination

Bizarre, Bizarre

Témoigner de sa propre ordination, ce n’est pas très édifiant. En effet, le jour J, j’étais concentré pour bien réaliser les gestes et prononcer distinctement les paroles attendues ; du coup la célébration elle-même ne m’a pas transporté autant que votre imaginaire peut l’envisager. Ce qui est édifiant en revanche, ce sont les multiples témoignages de grâces diffusées autour de mon ordination. Des jeunes musiciens qui, par leur joie de jouer pour le Seigneur, ont redonné courage à un vieux chrétien qui me disait : « Des jeunes qui jouent avec le sourire jusque-là, c’est magnifique. » Une dame non chrétienne, qui était présente au fond de l’église, fut profondément marquée par l’intensité avec laquelle son voisin d’une petite vingtaine d’années vivait la célébration. Des absents qui m’ont témoigné : « Nous avons reçu énormément de grâces autour de ton ordination ». Des servants de messe qui m’expliquent que la messe fut bien plus courte que d’habitude, alors qu’elle a probablement duré le double d’un dimanche ordinaire ; d’autres qui me disent qu’ils n’ont jamais eu autant de joie à servir que ce soir du 23 septembre 2017. Au-delà du jour de l’ordination, il y a aussi l’exercice du ministère de diacre où chaque jour est l’occasion de mesurer que Dieu a réellement choisi de passer par moi. Nombreuses sont les situations où je me sens mal à l’aise, mal préparé, pas convaincant… Et pourtant dans ces homélies, dans la célébration de baptêmes, dans les enseignements donnés, j’ai en retour des remerciements, des signes de joie, de paix qui sont visibles chez les destinataires de mon action. C’est terriblement impressionnant.

Bruno Repellin,
séminariste

La prédication, toute une aventure !

« Vianney, reçois l’Évangile du Christ, que tu as la mission d’annoncer. Sois attentif à croire à la Parole que tu liras, à enseigner ce que tu as cru, à vivre ce que tu auras enseigné. » Rituel de l’ordination d’un diacre

Les débuts d’un jeune diacre en matière de prédication peuvent ressembler à peu près à un cheval qui doit affronter pour la première fois un saut d’obstacle. Cette aventure commence donc par un merveilleux recul, liée à un comportement de retrait : « Je ne peux pas, pas moi, que dois-je dire, comment faire ? »
Je crois profondément que la confiance en Dieu est une des choses essentielles dans la vie chrétienne et elle permet de nous dépasser et de réaliser des choses qui nous semblent être au-delà de nos capacités… La confiance permet d’affronter cet obstacle avec foi, car porté par Dieu. En effet je n’ai pas les forces par moi-même, mais je ne dois pas faire un discours, un jeu de séduction orale ; je dois « simplement » actualiser la Parole de Dieu entendue.
Cette Parole est vivante, elle s’adresse à nous aujourd’hui et c’est en cela que l’obstacle peut être sauté. Cela n’enlève pas la peur mais l’adoucit. Après une prière confiante et un appel de l’Esprit Saint, par la méditation et l’étude des textes bibliques, porté par cet Esprit je peux dire à mes frères ce qui me semble essentiel et bon à entendre, dans le contexte particulier où l’on s’adresse.
Oser ! Oser l’aventure de la prédication comme un acte de charité et d’amour pour les fidèles dont nous avons la charge. Ils attendent d’être enseignés, ils ont soif de découvrir et d’approfondir cette Parole qui leur est adressée aujourd’hui.
C’est donc en priant, en travaillant dans la confiance profonde en Dieu que nous obtenons les dons nécessaires pour annoncer l’Évangile. L’acte de la prédication fait grandir à la fois le prédicateur et, je l’espère, l’assemblée qui l’écoute !

Vianney Baudouin,
séminariste

L’Abandon"

Stiniss en Wilfried, L’Abandon,
Vives Flammes, Éditions du Carmel,
Toulouse, 2012, (90 p.

L'abandon

L’abandon est une composante essentielle de la vie spirituelle. Pour le carme Wilfried Stinissen (1927-2013), il s’agit même du centre de la spiritualité chrétienne. C’est cette conviction qu’il a voulu partager dans ce petit ouvrage publié pour la première fois en 1985. Il y propose un chemin en trois étapes vers l’abandon spirituel. La première est « l’abandon comme acceptation » c’est-à- dire l’accueil de la volonté de Dieu manifestée à travers les circonstances de la vie. Il s’agit de développer sa foi en la Providence, de se rappeler que « tout concourt au salut de ceux qui aiment Dieu » (cf. Rm 8, 28) même si l’on a parfois du mal à le percevoir. La deuxième étape est « l’abandon comme obéissance », c’est-à-dire se rendre disponible, prêt au service et aux tâches concrètes demandés par le Seigneur. L’étape ultime identifiée par le carme est « l’abandon comme dépendance totale », dans laquelle il s’agit non plus de tendre vers la volonté de Dieu, mais de se laisser pousser par lui, de lui céder le gouvernail dans une forme « d’activité passive ». Dans cet ouvrage, point de grandes théories ni de langage technique. Les mots et les idées sont simples, accessibles. Pour autant, l’auteur ne contourne pas les difficultés liées à son sujet et anticipe les objections courantes. Son propos, citant fréquemment l’Écriture sainte et les auteurs spirituels classiques (Augustin, François de Sales, Thérèse d’Avila…) est ponctué d’exemples concrets : ainsi, pour expliquer simplement le passage de la deuxième à la troisième étape, il écrit qu’« être le violon de Dieu est tout autre chose que jouer du violon pour Dieu ». Je recommande donc la lecture de cet ouvrage à toute personne désireuse d’avancer vers la sainteté, c’est-à-dire à tout chrétien !

Corentin Louvat,
séminariste

Voir les propositions du Service des Vocations de Pontoise


1. Homélie pendant l’adoration eucharistique à Séoul (7 octobre 1989)

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