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De Lourdes à Porto Vecchio

Pour leur équilibre et pour l’accomplissement de leur ministère, il est recommandé aux prêtres de prendre des congés. Certains vont prêter main forte dans des lieux touristiques qui font face à une affluence de touristes et de fidèles durant la haute saison. Un bon moyen de voir du pays …

Lourdes,

Lourdes

lieu de grâces pour la France et le monde entier, accueille l’été près de 25 000 pèlerins lors de l’Assomption. « Ce fut là que, pour la première fois, je sentis le désir de devenir prêtre » confie le père Francisco Dolz, vicaire à Notre Dame de l’Arche d’Alliance (15e). Ce fut là aussi qu’il fut envoyé lors de son premier été, pour confesser. Pour un jeune prêtre, la confession impressionne un peu : au confessionnal, il ne sait pas qui va venir, ce qu’il va entendre... Mais Dieu fait les choses parfaitement et, lors de ces deux semaines à Lourdes, le père Francisco se met à aimer la confession comme lieu de la rencontre avec Jésus. « Parce que, dans la confession, il n’y a pas que le pénitent qui rencontre le Christ. Le prêtre aussi le rencontre ! Quand quelqu’un vient se confesser, je vois le Christ dans le cœur de cette personne. Jésus est là, il grandit dans son cœur, il est en train de prendre toute la place dans son âme », explique-t-il. La grâce vient du lieu dont Marie est la gardienne. « Marie m’a aidé à mettre en place une nouvelle forme de fraternité, celle que je vis désormais avec les prêtres. » Il explique : « D’autres jeunes prêtres venaient également confesser et, avec certains d’entre eux, j’avais partagé des années de séminaire, nous avions été frères, amis et complices pendant plusieurs années. Et voilà que nous nous retrouvions à vivre des choses fortes dans les confessionnaux, alors que nous ne pouvions rien nous dire, le secret de la confession nous obligeant à garder tout dans nos cœurs parce que pardonné par Jésus ! »
Assurément, les vacances dans les Pyrénées du Père Dolz ont porté du fruit pour l’exercice de son ministère sacerdotal. Taquin et résolument prêtre 2.0, il confie que, s’il y avait un site internet pour les vacances des prêtres, il mettrait comme commentaire : « Je conseille vivement ! ».

En Corse du sud, la paroisse de Porto Vecchio,

Porto Vecchio

qui fêtera ses 150 ans en juin prochain, comporte plusieurs belles églises. Elle s’étend de la montagne (L’Ospedale) à la mer (Pinarello, Porto-Vecchio, Sainte Lucie…) en passant par la plaine (Muratello).. En période estivale, les fidèles venant se recueillir sont de plus en plus nombreux et l’abbé Fréderic Constant célèbre près de 18 cérémonies au moment des fêtes de l’Assomption. Pour lui, ce n’est pas vraiment le temps des vacances. Depuis plusieurs années il voit arriver en renfort le père Camille Millour, vicaire à l’Immaculée Conception (12e). Celui-ci était venu initialement en tant que séminariste lors d’un été. « Il y a 14 ans, j’ai fait un séjour en Corse pour les vacances avec un ami qui est aussi devenu prêtre. Au cours de ce voyage j’ai fait la connaissance d’une belle figure sacerdotale, l’abbé Frédéric Constant, curé de la paroisse de Porto-Vecchio. Je suis tombé sous le charme de l’île de Beauté, des Corses et de leurs traditions humaines et religieuses », évoque le Père Milour. Aujourd’hui, comme prêtre, il a désormais la joie de prêter main forte tous les étés à la paroisse pour célébrer les messes, les enterrements et autres offices. « Ces différents séjours m’ont permis de me former pastoralement en voyant agir un curé de choc, innovant et audacieux, proche de ses fidèles croyants ou non-croyants », affirme-t-il avec conviction.
Comme séminariste et prêtre, il a été et reste témoin de célébrations vivantes et d’une paroisse allant aux périphéries grâce à la confrérie Santa Croce (Sainte-Croix) datant du 17e siècle et à la présence délicate et priante des sœurs italiennes ursulines de la Sainte Famille. « Les processions, les enterrements, les messes, les bénédictions des bateaux et des maisons montrent combien la foi est essentielle dans la vie des Corses et surtout qu’elle n’est pas cachée sous le boisseau. »
Le vicaire de l’Immaculée Conception rend grâce de continuer à exercer sa mission sacerdotale pendant les vacances dans un magnifique écrin entre les plages et les églises. Il rend grâce également à Dieu pour les amitiés nouées depuis toutes ces années, témoignant ainsi de la fidélité et de la gentillesse du peuple corse. Il y a fort à parier que le chant du Dio vi salvi Regina n’a pas de secret pour lui…


Bénédiction de la mer

Cette tradition de la fête de la mer trouve son origine dans les temps reculés où les hommes passaient de longs mois en mer. Les femmes s’adressaient à la Vierge Marie pour lui demander de protéger un mari, un frère, un fils. La fête de la mer est une coutume qui perdure en Bretagne, en Corse, en Provence… Les bateaux sont décorés et pavoisés pour l’occasion. Le prêtre se trouve souvent sur une petite vedette avec les enfants de chœur qui tiennent une croix. Il distribue des rameaux (ici le père Camille Millour avec la confrérie corse), bénit chaque bateau par un signe de croix et jette une gerbe de fleurs au large à la mémoire des marins disparus.

Bénédiction de la mer

 

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