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Père Cédric de la Serre 30 ans, nouvellement ordonné, premières missions


Père Cédric de la Serre

À l’âge de 18 ans, Cédric de la Serre a été saisi par la joie et la paix des moines de Saint-Benoît-sur-Loire. Ordonné prêtre le 18 juin dernier à la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre, il revient sur son parcours et nous livre ses premières impressions.

Quand et comment as-tu su que tu souhaitais devenir prêtre ?

L’idée m’est venue l’année de ma terminale, lors d’un week-end en abbaye à Saint-Benoît-sur-Loire : j’y suis allé attiré par la simple curiosité, mais j’ai été, en seulement 36 heures, saisi par la joie et la paix qui émanait des moines, et j’ai eu la certitude que la vraie joie venait de Dieu, venait du don de soi à Dieu. C’était juste avant mes 18 ans. Elle s’est clarifiée, précisée ; elle est devenue évidente progressivement.

Quel a été ton parcours ?

Après avoir passé mon bac au lycée La Salle Passy-Buzenval de Rueil- Malmaison, j’ai fait deux ans de prépa au centre Madeleine Danièlou dans la même ville, puis deux ans d’études dans une école de commerce.
Après quoi, je suis parti en mission humanitaire pendant un an, en Indonésie, pour m’occuper d’enfants et d’adolescents.
J’ai ensuite commencé ma formation pour être prêtre : un an à la maison de fondation spirituelle Madeleine Delbrêl à Neuilly, puis deux ans au séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux, et enfin trois ans au séminaire français de Rome.
Après mon ordination diaconale, Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, m’a demandé de faire deux ans d’études supplémentaires à l’Institut Catholique de Paris pour me spécialiser dans un domaine de la théologie.

Quel souvenir gardes-tu de ton ordination ?

C’était très beau ! Á vrai dire, j’étais sur un nuage et je ne réalise pas que tout cela était vraiment réel. C’était comme un grand et beau rêve.

Père Cédric de la Serre

Quel est ton quotidien aujourd’hui ?

Ma mission actuelle est double : d’une part, je dois terminer mes études, ce qui me prend l’essentiel de mon temps et de mon énergie. Et en même temps, j’ai été nommé prêtre référent d’une école du diocèse. C’est pour moi une grande joie d’accompagner toute une équipe qui a la charge d’annoncer le Christ et de le servir au travers d’enfants et d’adolescents. Dans la paroisse, où j’habite, je consacre le reste de mon temps aux baptêmes, aux préparations au mariage, à la célébration des sacrements et à la prédication.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui se pose la question de la vocation ?

Je répondrais en l’invitant à se questionner sur ce qui le rend profondément heureux : le Seigneur nous appelle tous à vivre une vocation. Il a un projet pour nous, un « plan », qui est le programme de notre bonheur. Et ce plan est unique car notre vocation est unique. Cependant il est difficile de savoir où se trouve le vrai bonheur. Il y a un autre critère : la générosité dans l’amour.
La vocation est le mode de vie par lequel un jeune aimera le plus et le mieux le Seigneur, par lequel il sera le plus généreux en amour, par lequel il poussera le don de lui-même le plus loin.

As-tu un saint ou une figure de l’Église qui t’inspire ?

Père Cédric de la Serre

Un de mes grands amis – que je prie tous les jours et dont j’ai le portrait au-dessus de mon bureau – est saint Thomas More, saint de la Renaissance anglaise, figure magnifique et très actuelle, mais trop peu connue. Je le vénère pour sa fidélité à sa conscience et pour sa complétude : toutes les dimensions de sa vie sont édifiantes.

J’ai aussi une grande affinité spirituelle avec saint Ignace de Loyola, qui m’a appris à prier, et avec l’immense Thérèse d’Avila pour sa capacité à décrire son âme, ses combats et le chemin qu’elle doit entreprendre pour s’élever jusqu’à Dieu et y trouver le bonheur parfait.

Quelle était ta phrase d’ordination ?

« Afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, au ciel, sur terre et aux enfers » (Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens, Ph 2, 10). Elle résume à mon sens, la finalité de la mission d’un serviteur du Christ.

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