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Rester unis dans la tourmente

visioconférence avec séminaristes

17 avril 2020

Le séminaire de Paris et le séminaire Notre-Dame-de-Vie ont choisi de continuer à vivre ensemble le confinement plutôt que de le vivre chacun chez soi. Autre son de cloche au séminaire de 1er cycle de Versailles, au séminaire français de Rome, et au séminaire d’Issy-les-Moulineaux qui ont choisi d’envoyer leurs séminaristes auprès de leur famille pour vivre le confinement avec leurs proches.

Touchés et confinés

tounoi sportif avec séminaristes

A Paris, la Maison Saint-Vincent a été touchée par le coronavirus peu avant le confinement à cause d’un match de foot entre séminaristes. Il y a d’abord eu deux malades puis le virus a commencé à se propager malgré des règles strictes. Les séminaristes touchés étaient priés de ne pas quitter leur chambre sauf pour rejoindre les sanitaires. Véritable vie de reclus que certains ont comparé à la vie à la Grande Chartreuse - avec internet et le téléphone en plus, et la nature en moins !

Depuis l’oratoire de la maison, la messe et les offices étaient captés en vidéo et retransmis sur les ordinateurs dans les chambres. Puis un véritable débordement de charité s’est mis en place naturellement pour permettre à huit malades d’être confinés, pendant que sept séminaristes « sains » faisaient tourner la logistique de la maison.

Aujourd’hui tous ont retrouvé la voie de la guérison, leur permettant de faire un tournoi de ping-pong dans la cour et de chanter à pleine voix !

Prier pour le monde

séminaristes faisant la cuisine

Dans les arrondissements de Paris, l’organisation de la vie communautaire est bouleversée. Cloîtrés en maisons de séminaire, les futurs prêtres ne sortent que pour faire des courses essentielles de dernière minute, pour faire du sport ou pour prier le chapelet dans les rues désertes réchauffées par le soleil ! Certains vivent encore quelques apostolats remplis de charité comme la distribution des repas aux gens de la rue, des courses pour les paroissiens âgés, la prise de nouvelles par téléphone auprès de ceux qui sont très isolés.

Chaque jour, les séminaristes continuent à vivre l’Eucharistie. « Nous portons dans la prière, le monde des soignants, des malades, des chrétiens sans sacrements, des personnes isolées et des donateurs, …. C’est une autre manière de vivre le Carême : renoncer à aller et venir, accepter les contraintes, … » témoigne Augustin, séminariste à Paris.

Pour les séminaristes de Versailles dispatchés ici et là dans leurs familles, leurs prières sont également tournées vers les personnes âgées et isolées ainsi que les soignants. « Ils préparent la Semaine sainte afin de permettre à chacun de vivre de profondes et intimes « liturgies familiales », évoque le père Matthieu Dupont, supérieur du Séminaire de Versailles.

La formation continue

visioconférence avec séminaristes

« Nous organisons les cours à distance. On donne du travail, il y a des échanges vidéo », explique le Père Emmanuel Goulard, supérieur du séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux. Il analyse ainsi ces événements : « Ils font partie de l’existence et il faut les intégrer. »

A distance, grâce à l’engagement sans faille des enseignants et des formateurs, la formation des séminaristes continue permettant « le maintien intégral des cours au séminaire de Versailles et la mise en place d’un accompagnement hebdomadaire des tuteurs et des pères spirituels. Notre traditionnelle réunion communautaire du mardi est vécue en visioconférence. Notre communion fraternelle se vit aussi dans une prière d’intercession renouvelée par la Liturgie des Heures » évoque le père Matthieu Dupont.

Les cours continuent aussi pour les séminaristes de Paris. Les professeurs réinventent une manière d’enseigner comme le souligne Augustin : « Certains font resurgir des forums de discussions sur internet (méthode disparue depuis dix ans), d’autres proposent des visio-conférences. Les séminaristes peuvent même continuer leurs bavardages et commentaires pendant ces cours en utilisant les fonctions de « chats » privés. »

Si les séminaristes réinventent une manière de vivre au jour le jour, ils envisagent déjà l’avenir d’une manière sereine en préparant leurs apostolats d’été, leurs examens du mois de juin, leurs ordinations et leurs vacances à venir. Ils savent que le virus n’aura pas le dernier mot, car le Seigneur est là : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure » (Ps 22, 4).

 

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