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Déconfinement progressif, deux séminaristes racontent

déconfinement

11 juin 2020

Déconfinement progressif, deux séminaristes racontent

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La Providence

hostie

Ce temps de confinement au Séminaire fut pour moi l’occasion de redécouvrir l’importance du lien à ma Paroisse d’insertion. Chaque semaine et durant plusieurs mois, je portais la communion à un couple de personnes âgées après la messe dominicale, mais depuis mi-mars il n’était évidemment plus possible de se retrouver, leur hospitalisation s’était ajoutée aux mesures de restriction des déplacements. De dimanches en dimanches, nous étions donc unis par la pensée, la prière, et quelques fois par le téléphone ... Mais ce n’était pas pareil ! Heureusement la Providence organise bien toutes choses, et le déconfinement a coïncidé avec la fin de l’hospitalisation.

« Alors c’est bon, demain je peux venir ? » Je me souviens de la joie qui avait jailli alors du combiné.

Je rends grâce pour la reprise de ces visites eucharistiques à l’occasion du déconfinement : elles ouvrent un chemin de vie, pour les personnes visitées comme pour celui qui se déplace.

Baptiste, séminariste pour le Diocèse de Paris

Ne pas s’éparpiller

papillon

Bien qu’il ne soit pas évident de se réjouir d’une épreuve, je peux affirmer que ce temps de confinement a été bénéfique. Si ces deux mois confinés m’ont contraint à faire le tri dans mon agenda, ils m’ont surtout permis de percevoir ce qui m’apportait de la joie.

En effet, étant obligé de rester chez moi, j’ai pris conscience que ce qui me permet aujourd'hui d’être heureux et de grandir paisiblement, ce ne sont pas l’accumulation d’activités mais bien Dieu, ma famille, ma paroisse et mes amis. Notre vie est bien trop courte pour l’user avec des occupations qui ont tendance à nous éparpiller ou à être chronophages. L’activisme, dans laquelle je pouvais me complaire, me semble être le danger de notre société actuelle. Tel serait l’enseignement que je tire de ce confinement : nous ne pourrons vraiment être heureux et nous accomplir que si nous nous concentrons sur l’essentiel, et cet essentiel me semble être situé dans nos relations (avec Dieu, notre famille et nos amis … mais aussi avec nous-mêmes).

Nous sommes faits pour aimer, non pour accumuler des richesses extérieures. Alors, si ce confinement m’a permis de prendre conscience de ma faiblesse, il m’a surtout permis de me rendre compte de ce qui faisait ma force et ma joie.

Géraud, séminariste pour le Diocèse de Versailles

 

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