Retraite d'Avent avec le Père Vincent Thiallier

Vendredi 7 décembre : saint Joseph, le témoin silencieux

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Si le santon de saint Joseph est en général placé dans nos crèches à proximité de la mangeoire qui accueille l’enfant Jésus, dans les représentations anciennes de la Nativité il occupe une place singulière, en retrait, se détournant de la scène principale, dans une attitude pensive, voir un peu mélancolique.

Cet effacement est déjà présent dans le récit de saint Matthieu. Même s’il joue un rôle important, Joseph y est absolument silencieux. Les interventions divines le concernant sont toujours sous la forme des songes, qu’il s’agisse de l’annonce de la naissance (Mt 1, 20), ou la fuite en Egypte (Mt 2, 13). Enfin, quand les mages viennent adorer, c’est bien devant la mère et l’enfant qu’ils viennent se prosterner (Mt 2, 11), saint Joseph n’est pas mentionné.

C’est pourquoi jusqu’au Moyen Age, les représentations mettent peu en valeur la figure de saint Joseph. Il s’efface devant le mystère qui s’accomplit dans l’Incarnation du Verbe. Il s’efface devant la paternité de Dieu, le seul Père de Jésus. Il s’efface devant Marie, la mère de Dieu.

Pourtant, même en retrait, saint Joseph agit. Saint Matthieu le qualifie de « juste » (Mt 1, 19), ce qu’il montre dans ses actes. Il accomplit scrupuleusement ce que l’ange lui indique en songe. Sa réponse au projet divin ne passe pas par la parole mais en action et en vérité. S’il ne joue que le rôle de père adoptif, il est vraiment le père, et c’est lui aussi qui donne son nom à l’enfant (Mt 1, 25).

Ainsi saint Joseph est le personnage essentiel sans qui l’événement de l’Incarnation ne pouvait advenir, mais il agit en coulisse, prenant Marie chez lui, protégeant l’enfant. Que son témoignage muet nous invite à préparer la venue du sauveur sans précipitation, mais dans la joie d’accomplir à notre place l’œuvre de Dieu.


Photo : © Diocèse de Paris

Musique : Stille Nacht, heilige Nacht (Douce nuit, sainte nuit) composé par Franz Xaver Gruber (paroles de Joseph Mohr), interprété par Ernestine Schumann-Heink (1861-1936). Source : Wikimedia Commons.

 



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