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Lundi 17 décembre : la grotte, de l’obscurité à la lumière

Retraite d'Avent avec le Père Vincent Thiallier

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Au long de ces deux semaines, nous avons déballé les santons qui seront disposés dans la crèche. Mais il convient aussi de placer le décor. Ce sont autant d’éléments de la création qui évoquent le salut que Dieu est venu apporter. Commençons par le lieu de la naissance, la grotte.

Saint Luc donne peu d’indications de lieu, sinon pour dire qu’il n’y avait pas de place pour Marie et Joseph dans la salle commune. C’est pourquoi Marie a couché le nouveau-né emmailloté dans une mangeoire (Luc 2, 6). La ville de Bethléem est construite sur des collines percées de nombreuses grottes. C’est dans l’une d’elle qu’on vénère encore le lieu de la naissance, sous la basilique de la Nativité. Cela convient avec la description de saint Luc, car des habitats semi-troglodytes pouvaient exister au premier siècle. La partie enterrée de la maison offrant un refuge tempéré, plus calme que la salle principale, peut-être plus adapté pour l’enfantement.

Sur les icônes de la Nativité, l’enfant est représenté déposé dans une grotte obscure comme un tombeau. La grotte de la Nativité annonce le tombeau du samedi saint, car c’est bien pour affronter la mort que le Christ vient dans le monde. La Lettre aux Hébreux, place les mots du psaume 39 dans la bouche du Fils de Dieu : En entrant dans le monde, le Christ dit : « Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m’as formé un corps. […] Alors j’ai dit : 'Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le livre’ » (Lettre aux Hébreux 10, 5-6). En nous agenouillant devant le corps du petit enfant, nous nous disposons à vénérer le corps outragé de la Passion, avant de contempler le corps glorifié dans la Résurrection.

La grotte nous invite à reprendre la conclusion de l’Angélus : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs. Par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous, par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur » .


Photo : © Diocèse de Paris

Musique : "This Endris Night". Chant anglais du 15ème siècle. Interprétation : Choeur U.S. Army Band "Pershing's Own". Source : Wikimedia Common

 



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