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Vendredi 18 décembre : Guérir les malades

Guérir les malades

"Veiller avec Sainte Geneviève dans l’attente de Noël"

Retraite en ligne avec le Père Vincent Thiallier proposée par l’Œuvre des Vocations


 

Gabriel-François Doyen (1726-1806) a peint ce tableau en 1767 pour l’autel du transept de l’église saint Roch à Paris. Sainte Geneviève apparaît dans les cieux, sur les nuées tournant un regard éploré vers le haut et désignant dans un geste emphatique des personnages convulsés qui l’implorent au premier plan. Ils sont disposés en avant d’un portique monumental.

Le miracle des ardents est probablement celui qui a laissé le plus vif souvenir dans le culte de la sainte. Il s’est déroulé pendant une épidémie de cette maladie aujourd’hui identifiée à l’ergotisme, due à l’ingestion de seigle altéré. En 1130, ce fléau s’abattait lourdement sur Paris et sa région. L’évêque, Etienne de Senlis, organisa une procession des reliques jusqu’à la cathédrale Notre-Dame. Sur le parvis, devant l’église, les grabats des malades avaient été alignés. A peine eurent-ils effleuré la châsse, que cent malades furent guéris. Notre tableau ne représente pas la procession et le reliquaire, mais directement la sainte qui dans le ciel intercède pour les malades.

Le retentissement de cet évènement fut considérable. Au point d’être célébré par une fête liturgique chaque année le 26 novembre et une église était placée sous le vocable « sainte Geneviève des ardents » sur l’Ile de la Cité. Au XVIIIe siècle encore, Voltaire lui-même déclare sa foi dans ce miracle dans une lettre adressée à la marquise de Créquy : « Ayez la bonté de ne pas m’attaquer sur les prodiges opérés par cette bonne sainte Geneviève, celui des Ardents m’est aussi démontré que la mort de Tibère ou la cruauté de Calvin. J’éprouve une émotion d’enfant sitôt qu’il est question de Geneviève » (Souvenirs de la Marquise de Créquy, vol. 2, ch. 9).Ce témoin inattendu confirme l’écho de ce miracle au cours des siècles.

Plusieurs récits de guérisons ponctuaient déjà la vie de sainte Geneviève. A chaque fois, ils renvoient à ceux du Christ dans l’évangile. Les miracles en présence des reliques attestent de la puissance d’intercession auprès de Dieu qu’elle poursuit après sa mort.

Après la Pentecôte, dans son premier discours aux habitants de Jérusalem, saint Pierre témoigne de Jésus : « Homme que Dieu avait accrédité auprès de vous en opérant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous » (Actes 2, 22). Plus qu’un récit extraordinaire, le miracle dans l’évangile, comme dans la vie des saints renvoie toujours au Christ dans sa relation à Dieu le Père. Avec sainte Geneviève, pour préparer la Nativité du Seigneur Jésus, prions pour les malades et ceux qui les accompagnent.

Le miracle des ardents

 

Musique : La Maîtrise de Radio France chante Britten, "A Ceremony of Carols"
Illustration : Gabriel-François DOYEN (Paris 1726 – Saint-Pétersbourg 1806), Le miracle des ardents, 1767, église Saint-Roch Paris.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ae/Doyen_-_Le_Miracle_des_Ardents.JPG

 

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