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Mercredi 24 février : Faire fleurir dans l’Eglise les trésors de l’Evangile

végétation et ruines

"En chemin pour se convertir à la fraternité et à la joie du Christ avec Saint François d’Assise"

Retraite de carême avec Mgr Denis Jachiet


Devant les révélations successives d’abus et de scandales commis par des responsables d’Eglise qui se sont succédées ces dernières années, quel chrétien ne se sentirait blessé et meurtri ? Il faudrait ne pas aimer l’église pour ne pas désirer  qu’une réforme salutaire mette fin à tous ces excès qui défigurent le visage de l’épouse du Christ. Saint François, alors qu’il découvrait l’amour du Christ pour les pauvres, souffrait des excès de l’Eglise de son temps. Un jour qu’il se rendit à l’église Saint Damien, une église presque en ruines, abandonnée, il entendit soudain le crucifix lui parler, l’appelant par son nom : « François, va et répare ma maison, qui, tu le vois, tombe en ruines. »

Saint François employa d’abord son énergie et ses moyens à reconstruire cette église Saint Damien qui tombait en ruines, et, progressivement, François comprit que le Seigneur l’appelait à réparer sa maison qui est l’église, en fondant une fraternité d’hommes qui abandonnerait tout pour suivre le Christ et mener une vie évangélique.

Si nous sommes parfois tentés de réformer l’église par nos seuls moyens humains, écoutons ce texte de Georges Bernanos, intitulé « Frère Martin » :

« On ne réforme rien dans l’Eglise par les moyens ordinaires, par ces moyens par lesquels on réforme une société temporelle. On ne réforme l’Eglise qu’en souffrant pour elle. On ne réforme l’Eglise visible qu’en souffrant pour l‘Eglise invisible. On ne réforme les vices de l’Eglise qu’en prodiguant l’exemple de ses vertus les plus héroïques. Il est possible que Saint François d’Assise n’ait pas été moins révolté que Luther par la débauche et la simonie des prélats, il est même certain qu’il en a plus cruellement souffert car sa nature était bien différente de celle du moine de Weimar. Mais il n’a pas défié l’iniquité. Il s’est jeté dans la pauvreté. Au lieu d’essayer d’arracher à l’Eglise les biens mal acquis, il l’a comblée de trésors invisibles. Et sous la douce main de ce mendiant, le tas d’or et de luxure s’est mis à fleurir comme une haie d’avril. L’Eglise n’a pas besoin de critiques mais d’artistes. L’Eglise n’a pas besoin de réformateurs mais de saints. »

En ce temps de carême, comme Saint François devant le crucifix de Saint Damien demandons au Seigneur qu’Il nous montre ce que nous avons à transformer dans nos vies pour faire fleurir dans l’Eglise les trésors de l’Evangile.

 

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Copyright Musique :

Seigneur viens éclairer les ténèbres
Compositeur : André Gouzes, Abbaye de Sylvanès
Album Saint François et Sainte Claire - Lumières d'Assise
Interprète : ensemble vocal Capella Sylvanensis

 



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