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Mercredi 10 mars : Servir avec l'Esprit du Seigneur

religieux faisant la cuisine

"En chemin pour se convertir à la fraternité et à la joie du Christ avec Saint François d’Assise"

Retraite de carême avec Mgr Denis Jachiet


Il est bon en ce temps de carême, que nous fassions des efforts pour nous mettre davantage au service des autres. Encore nous faut-il trouver le véritable esprit dans lequel nous pouvons faire ces petits efforts pour autrui. L’exemple de Frère Rufin, un des premiers compagnons de François d’Assise, peut nous aider.

Rufin était de ceux qui n’avaient pas le don de la prédication, aussi s’employait-il à accomplir les tâches quotidiennes pour ses frères qui, eux, étaient partis prêcher. Alors que lui, issu d’une famille noble, accomplissait toutes ces tâches quotidiennes avec humilité, petit à petit s’inscrit dans son esprit l’idée que ses frères le prenaient pour leur propre domestique. Troublé et irrité intérieurement, il continuait à servir, mais uniquement par devoir.

Eloi Leclerc fait parler Frère Rufin dans Sagesse d’un pauvre : « Ainsi, je faisais tout par devoir, mais on s’use à ce régime. C’est fou comme on peut se tendre : tout ce que je faisais pas devoir je le faisais sans cœur comme un forçat qui traîne son boulet. Je perdais l’appétit, le sommeil, je commençais la journée fatigué, et puis j’en vins à prendre en grippe tous les frères. Je voyais en chacun d’eux un maître dont j’étais l’esclave, je me sentais méconnu, cela me révoltait, je ne pouvais plus supporter personne. »

Voyant cela, Frère François l’envoya prêcher malgré son peu de don, pour le faire sortir de lui-même. Mais cela n’atténua pas sa rancœur. C’est en se souvenant d’une parole de François d’Assise que Frère Rufin allait sortir de cette ornière. François dit : « Que chacun chérisse et nourrisse son frère comme une mère chérit et nourrit son fils, dans tout ce dont Dieu lui fera grâce. »

Frère Rufin comprit que dans une famille, la mère qui se dépense au service de ses enfants ne se considère pas comme une domestique, mais que, en se dépensant pour eux, elle y trouve sa paix, son bonheur.

Frère Rufin avait découvert le sens du service : être un pauvre selon l’Evangile. Un homme qui librement renonce à exercer tout pouvoir, toute domination sur les autres, mais qui n’est pas mené non plus par une âme d’esclave mais par l’Esprit qui est celui du Seigneur lui-même qui s’est fait serviteur des autres.

Puissions-nous au long de ce carême poser des actes humbles et vrais dans le service de nos frères. Mais puissions-nous les vivre sans aucun esprit de servitude, sans aucune rancœur à leur égard. Que le Seigneur nous donne conscience qu’en se mettant librement à leur service, Il remplira notre cœur de paix et de bonheur. Servons avec l’Esprit du Seigneur qui transforme l’amertume en douceur et en allégresse.

 

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Copyright Musique :

Bienheureux le serviteur
Compositeur : André Gouzes, Abbaye de Sylvanès
Album Saint François et Sainte Claire - Lumières d'Assise
Interprète : ensemble vocal Capella Sylvanensis

 



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